Lighthouse de Jenny LYSANDER – Son univers intérieur

Un album 4 titres du label BEATING DRUM, produit et arrangé par Piers FACCINI

 

Album Beating Drum Records

Album Beating Drum Records

Voici un cristal, une lumière lente, une couleur sans nom aux parfums lourds de terres neuves, une histoire.  Un voyage est né.

Chacune de ses chansons sonne comme un serment tatoué.  Habite-t-elle quelque lieu secret ou chevauche-t-elle le vent ?

 

 

Jenny LYSANDER, vous savez, faisait lundi ses premiers pas de chanteuse folk dans la cour des grands, ou plutôt dans le jardin de BEATING DRUM – le tout jeune label de Piers FACCINI. Ici la lumière des projecteurs est celle du soleil – préféré de l’aube ou du crépuscule, et puis celle des bougies quand on rentre pour veiller. Le ton est donné, celui d’une rencontre inscrite.

Jenny LYSANDER

Jenny LYSANDER

Aujourd’hui paraît LIGHTHOUSE, un ‘debut-album’ comme disent les anglo-saxons, quatre titres pour signer l’entame d’une collaboration délicate et naturelle, fruit d’une histoire toute simple (résumée sur la page du site de Beating Drum) : la reprise du Time of nought de Piers FACCINI postée par Jenny LYSANDER au cœur de la nuit sur un YouTube remarqué, une rencontre à Londres et les démos remises en mains propres – ‘comme on dit merci’, jusqu’à l’invitation au studio des Cévennes.

Lighthouse - extrait video P.Faccini
Avant cela, Jenny joue de la guitare, compose, pose des chansons sur MySpace et Soundcloud, se produit dans des clubs en Suède. Sa belle maturité ne date pas d’hier, n’en doutez pas. Son assurance, une capacité rare à écouter sa musique intérieure, en impressionne plus d’un. Nul besoin alors d’aller chercher outre-Atlantique la référence à des voix iconiques : Jenny est de son pays, de sa terre, de ses îles. Ses danses sont populaires et tellement scandinaves. Ses chants sont pour les églises froides ou le feu du bord de route. Elle en a d’autres juste pour dire la gratitude d’être au monde, même s’il est battu par des vents furieux. ‘(…) Sentir que la vie te viens juste pour faire l’expérience de l’aube et de la tombée de la nuit. C’est magique. Il n’y a rien de comparable à la mer, à l’océan.

La pureté, le tissu culturel mêlé d’invention des chansons de Jenny s’impose depuis les premiers titres à diffusion confidentielle jusqu’au titre Memento mori, publié sur le 45 tours vinyle partagé avec FACCINI pour le Record store day d’avril dernier (un collector !!). LIGHTHOUSE offre à Jenny LYSANDER l’incomparable première fois, celle de sa musique confiée, produite et arrangée par un pair.

Taille fine et gestes inspirés qui font d’une pierre brute le bijou d’une seule femme.

Jenny Lysander Son univers intérieur
Les chansons
Dancing on the edge offre de ces accents folk scandinaves les plus modernes. Elle n’a pas leur voix et ne décline en rien leur répertoire, mais le terroir des Mari Boine, Sidsel Endresen, ou encore Kirsten Braten Berg est bien là. Traditions de campagne ou prières chantées. Polyphonie et danses. FACCINI a tout capté.
Mind me est ma préférée je crois. Elle m’évoque une valse avec l’aimée. Lendemain de bal dans une grange vidée de son foin. Douceur du plancher pour le pied nu. Lumière rasante du petit matin. Et les amis qui arrivent, avec les chœurs. Chacun son ressenti mais l’éternité pour les danseurs.
Giving thanks. Celle-ci raconte une histoire. A l’oreille, on la devine saga, couplets d’une vie accomplie. Tendresse.
The thought that I love est une composition fine et sophistiquée. L’écoute attentive révèle tout le talent de compositrice de Jenny LYSANDER. L’invention semble une expression originelle chez cette artiste – ou faut-il parler de sa nature ? – et c’est ce qui captive : un récit inouï, des phrasés à voix ténue, soutenu par la dentelle d’arpèges frottés, soudain brisés par des chœurs comme des cadences de Bach. Un voyage, oui.

Jenny LYSANDER semble-t-il ne cherche rien d’autre que d’être au plus juste avec l’expression de son univers intérieur, celui qui lui est donné et qu’elle parcourt sans relâche.
Un album complet est au programme de sa future collaboration avec Piers FACCINI. Voilà qui va donner de l’espace et du temps à cette raconteuse au cœur serré, les yeux ouverts face aux vents debouts.


L’estampille BEATING DRUM est à nouveau remarquable sur l’objet-album réalisé pour LIGHTHOUSE : l’artwork de Piers FACCINI et du graphiste Olivier CARRIE, le choix des papiers, et le bonus de l’artiste Jenny LYSANDER qui offre une fenêtre supplémentaire sur son univers avec un récit original inséré dans l’album physique.
C’est toute la démarche originale et la valeur ajoutée des réalisations de BEATING DRUM, qui conjugue la qualité, le circuit-court, et l’échange avec des auditeurs-clients qui s’engagent pour qu’existent une culture et des artistes nourrissants.

Lighthouse: l'album et l'histoire de Jenny

Lighthouse: l’album et l’histoire de Jenny

A suivre ici et bientôt une dérive dans l’univers de Jenny LYSANDER et quelques éclairages sur l’histoire de cette rencontre originale, commentée par Jenny et Piers en personne pour les fidèles de LA MAISON JAUNE.

Jenny LYSANDER

Jenny LYSANDER

 

Acheter l’album sur la boutique BEATING DRUM

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