Brooklyn Sessions : Debut album Jazz et pierre de touche pour le batteur Simone Prattico

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® photo Tommaso Ausili

Simone Prattico est un musicien habitué des circuits et des studios aux quatre coins du monde.
Batteur et percussionniste recherché, il a sorti ce printemps 2016 un premier album en leader: 
Brooklyn Sessions (That’s It/L’Autre Distribution) enregistré avec le pianiste Klaus Mueller et la contrebassiste Brandi Disterheft.

Pour un session musician,  l’aventure d’un premier album est rarement un acte banal.   C’est un moment choisi, où l’artiste est prêt à partager sa trame intime.  Simone Prattico a beaucoup joué avec les pop stars, appris de grands maîtres du jazz, et tracé de belles routes folk en véritable compagnon.  Brooklyn Sessions, c’est la continuité mais c’est aussi autre chose : son empreinte, sa pierre de touche.

 

Pour un premier opus, il aligne ses fondamentaux : un jazz métissé, des amis musiciens, et New York : la ville-monde où il se sent toujours a casa.

Simone Prattico a voulu l’enregistrement de Brooklyn Sessions comme un live impromptu, où les musiciens découvrent la partition et saisissent la musique dans la fraîcheur des premières prises.  Avec ses complices Brandi Disterheft et Klaus Mueller, deux habitués de la scène jazz new-yorkaise, cette approche est instinctive.  Leur identité artistique s’accorde intuitivement avec l’univers un peu nomade de Simone Prattico: l’énergie et le son qui s’en dégagent témoignent d’un véritable esprit de band.

Chacun apporte ses compositions propices à un interplay enlevé, entraîné par des rythmiques aussi complexes que délicates.  L’atmosphère oscille entre ballades rêveuses (Cycles, A Vida Não É Assim), pulsations plus énergiques  (Double Blues, See ya), et la tendresse d’une berceuse écrite pour son fils (Piccolino).
Teintée de couleur afro, la reprise de Maiden voyage (Herbie Hancock) est une des clés de l’album, tout à l’image du parcours de Simone Prattico.

[album artwork par Elvira de Luca, détails tirés de Mutazione 7″ – 1983]

Pour comprendre le chemin de ce batteur éclectique devenu auteur et arrangeur, il faut partir de Rome.

Car Simone grandit dans la ville éternelle,  en plein dans les années beatnik, et au cœur d’une  famille d’artistes.  C’est peu dire qu’il en prendra de la graine.
Tout jeune, il baigne dans la mixité musicale de la famille : les grands maîtres du jazz tirés de la discothèque du père, la musique populaire napolitaine servie par la Mamma, et enfin le groove de l’écurie Motown qui tourne en boucle dans la chambre du grand frère.
Les baguettes en main bien avant l’âge d’aller à école, Simone attaque très tôt les choses sérieuses avec les leçons du maestro Roberto Spizzichino (qui deviendra plus tard le fabricant mondialement réputé de cymbales, vénéré dans le cercle des batteurs jazz).

Il n’a pas 20 ans qu’il a déjà tourné et enregistré avec plusieurs pop stars italiennes de renom. Puis le hasard des rencontres l’amène à travailler à Paris dans les années 90’,  d’où il prendra son élan pour New York.  A chaque étape, outre les nombreuses collaborations, l’étude de son instrument demeure pour Simone  une constante :   Guy Lefèvre à Paris (alors la référence pour la caisse claire), JP Ceccarelli au Conservatoire de Nice, et les pointures new-yorkaises Kenny Washington, John Riley, Portinho, ou encore Adam Cruz.

Entre la découverte des musiques à l’oreille et la rigueur des apprentissages, Simone Prattico s’est forgé une perception instinctive du rythme et de son instrument.  Elle est aujourd’hui l’interface sensorielle de toutes ses rencontres musicales

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®photo Alexandre Chevillard

Paris, New York, …  ces grandes places  brassent toutes les couleurs des musiques du monde.   Si un projet l’embarque, il en suivra le fil jusqu’aux racines rythmiques, au ressenti qui ouvre sur l’invention. Loin des obsessions complexes du virtuose ou de la tentation folkloriste, Simone Prattico réinvente l’alchimie entre sa culture méditerranéenne et l’empreinte de la musique afro-américaine.  Voilà comment l’expérience l’enrichit.

Dans l’actualité foisonnante de la scène jazz actuelle, ce que dégage l’univers d’un musicien, son parcours et sa palette seront souvent déterminants pour qui souhaite s’accorder avec une musique et découvrir un artiste singulier.

A ce titre Brooklyn sessions propose une peinture sensible, sans artifices, d’un jazz d’aujourd’hui, fait de rencontres et de métissage. Mélodies sophistiquées, ambiances cinématographiques à l’italienne et rythmiques intenses, parfois tribales, forment la toile idéale sur laquelle se dessine la musique de Simone Prattico.

 

 

Se procurer l’album:

En circuit court, via le site web de Simone Prattico

Itunes: smarturl.it/iTunesSimonePrattico
Amazon: goo.gl/CuqgO4
Fnac: goo.gl/tU0cTh
Google Play: goo.gl/qG3DzU
Spotify: goo.gl/1jkd6h

 Suivre Simone Prattico sur  Facebook

Les Inrocks distinguent Brooklyn Sessions.

 

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